Le juge qui a relaxé l’Arabie Saoudite condamne l’Iran à payer 10 milliards de dollars aux victimes du 11 Septembre

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A ceux qui doutent de cette information (et j’étais le premier…), ce n’est absolument pas un canular. Voici le communiqué des avocats qui mènent la classe action contre l’Iran.
Un petit complément d’information :La première condamnation a déjà été prononcée contre l’Iran en 2011. Elle a fait l’objet d’un petit entrefilet à l’époque dans le NY Times.
C’est une association de victimes qui est derrière cette condamnation. La condamnation est basée sur le témoignage d’anciens des services secrets iraniens. Un lien vers un article du NY Times de Mai 2011 qui traite de cette question. Vous constaterez en lisant l’article que la commission d’enquête sur le 11 Septembre n’a pas trouvé de preuves que l’Iran et le Hezbollah étaient au courant de la planification des attaques. Ils ont été condamnés principalement pour leur absence durant les auditions. Le niveau des charges est assez faible… En gros, les pirates de l’air ont traversé l’Iran à un moment. Apparemment, les Iraniens avaient prévu de faire une guerre non conventionnelle contre les Etats-Unis en organisant des attentas. Je n’aime pas particulièrement le régime des mollahs mais je doute qu’ils soient stupides au point d’organiser des attentats aussi dévastateurs et donner un prétexte à Bush pour les bombarder. Vous constaterez aussi que la saisie des biens iraniens basée sur le jugement de 2011 avait commencé en 2014, avec la séquestration d’un immeuble d’une valeur de 500 millions de dollars.
Ce qui laisse perplexe est que cette information est passée sous silence par les grands médias depuis le début. Et qu’elle n’est jamais ressortie au cours des négociations sur le nucléaire iranien. Pourquoi?

Cette nouvelle est proprement hallucinante. Cela ressemble à du pillage judiciaire, non? Je traduis un texte publié par CoNN sur le site des Anonymous.

Qu’est ce que l’IRAN a à faire avec le 11 septembre? Pas grand chose, à moins d’être un juge US. Lire la suite « Le juge qui a relaxé l’Arabie Saoudite condamne l’Iran à payer 10 milliards de dollars aux victimes du 11 Septembre »

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Selon l’ancien ambassadeur britannique en Syrie, la politique anglo-américaine en Syrie est condamnée et même corrompue

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Je traduis un article intéressant du Washington Blog, paru au début du mois. Il montre que petit à petit, les langues se délient sur la Syrie. Je ne suis pas d’accord avec l’affirmation que les états arabes laïques sont systématiquement attaqué. En Egypte, ce fut un régime islamiste qui a été renversé et l’Occident a regardé ailleurs…

Peter Ford, qui fut l’ambassadeur de Grande-Bretagne en Syrie de 2003 à 2006 a été interrogé par la BBC dans l’ émission « The Big Question » le 14 février pour savoir si le président actuel de Syrie, Bachar al-Assad devait faire partie de la solution dans le pays après la fin de la guerre, et l’Ambassadeur Ford déclara: Lire la suite « Selon l’ancien ambassadeur britannique en Syrie, la politique anglo-américaine en Syrie est condamnée et même corrompue »

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Oligarchie Financière contre Aristocratie Féodale (Partie 2 )

Deuxième partie de ma traduction d’un article paru dans Counterpunch et écrit par

Au niveau national, en 2011, le gouvernement fédéral US a payé une somme de 454 milliards de dollars pour servir les intérêts de sa dette, le troisième plus gros poste budgétaire après les dépenses militaires et celles de sécurité sociale. La somme se monte à presque un tiers des impots sur le revenu (1’100 milliards) collecté cette année. Cela signifie que si la réserve fédérale était publique, et que le gouvernement empruntait directement sans intérêt, les impôts sur le revenu pourrait être diminués d’un tiers. Lire la suite « Oligarchie Financière contre Aristocratie Féodale (Partie 2 ) »

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Oligarchie Financière contre Aristocratie Féodale (Partie 1 )

Je publie la première partie de ma traduction d’un article paru dans Counterpunch et écrit par Je ne suis pas totalement d’accord avec la thèse de l’article (le secteur bancaire privé est un parasite qu’il faudrait nationaliser.) Mais il donne à réfléchir sur la façon dont une grande partie des richesses produites sont captés par des acteurs financiers privés. Entendons-nous bien, le secteur financier privé a permis le développement de nos sociétés et peut faire preuve d’un dynamisme absent des organismes d’état. Mais j’ai l’impression qu’actuellement, il est plutôt destructeurs dans sa recherche du profit à court terme. Et est responsable en grande partie des crises dans laquelle nos sociétés sont plongées.

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Dans le mode de production féodal, les paysans étaient souvent autorisés à cultiver des lopins de terre pour eux-même, en payant un loyer. Toutefois, ces métayers réussissaient rarement à devenir pleinement propriétaires parce qu’une grande partie de ce qu’ils récoltaient était récupéré en loyer par les propriétaires terriens, ne leur laissant souvent que le minimum vital de ce qu’ils avaient produit. Quand la récolte était peu abondante, ils s’endettaient. Si les paysans n’étaient pas capables de rembourser leurs dettes, ils pouvaient se retrouver réduits à la condition de serfs ou d’esclaves.

Aujourd’hui, dans les conditions de domination du marché par le capital financier parasite, une relation similaire peut être détecté entre les puissants oligarques financiers ( Les seigneurs féodaux de notre temps), d’un côté et le grand public (La population paysanne d’aujourd’hui), de l’autre. De la même manière que la noblesse foncière du temps passé extrayait le loyer en vertu d’une possession monopolistique des terre, aujourd’hui l’oligarchie financière extrait les intérêts et les autres charges financières grâce à la concentration de la plus grande partie des ressources nationales dans leur mains sous la forme du capital financier.

Le terme marxiste esclaves-salariés se réfère à ceux qui, manquant du capital ou des moyens de production ont seulement leur force de travail à vendre pour vivre. Cela concerne la vaste majorité des gens dans les sociétés capitalistes d’aujourd’hui, dont le seul moyen de subsistance est la vente de leur capacité de travail. »Comme les serfs des sociétés féodales n’avaient d’autres choix que de devenir esclaves du seigneur avec leur famille , les serfs modernes doivent s’endetter auprès des banques pour posséder une voiture ou une maison ou acheter une éducation universitaire »

Dans la dernière édition de son livre, Occupy Money, le professeur Margrit Kennedy montre qu’aujourd’hui entre 35 et 40% des dépenses totales des consommateurs est capté par le secteur financier: Banquiers, compagnies d’assurances, prêteurs et financiers non banquiers, détenteurs d’obligations et d’autres [1]. Evidemment, cela signifie que, comme Ellen Brown le fait remarquer « En reprenant les banques, les gouvernements pourraient reprendre le contrôle de cette très grande part (jusqu’à 40%) de tout le budget public qui part en intérêt chargé pour financer les programmes d’investissement du secteur privé »

Effets de distribution: Augmentation de la pauvreté et de l’inégalité

Comme le loyer féodal, le tribut caché au secteur financier , les 40% des dépenses du consommateur capté par le secteur financier, permet d’expliquer comment la fortune est systématiquement transféré de Main Street vers Wall Street. Les riches deviennent de plus en plus riches au dépens des pauvres, pas uniquement à cause de leur avidité ou des forces aveugles des marchés financiers mais, plus important, à cause de politiques économiques et monétaires délibérées, qui sont régulièrement passées sous le contrôle de l’oligarchie financière. Effectivemement, par lui-même, le mécanisme de création monétaire ou la politique monétaire elle-même exacerbent les inégalités.

Bien qu’obscurci et/ou mystifié, le mécanisme planifié ou prémédité par lequel la redistribution des ressources économiques prend place du bas vers le haut est plutôt simple. Le mécanisme insidieux de redistribution en faveur de l’oligarchie financière est aseptisé de façon experte et appelé de manière bénine politique monétaire. Les banques centrales privées (comme la réserve fédérale aux Etats-Unis) sont habituellement les principaux véhicules institutionnels qui appliquent la politique monétaire de redistribution. Les politiques d’argent peu cher et facile des banques centrales bénéficie principalement et avant tout aux grandes banques et aux autres acteurs financiers majeurs qui peuvent surenchérir sur les petits emprunteurs devant emprunter à des taux d’intérêts beaucoup plus élevés que les taux proches de zéro garantis aux grands emprunteurs.

En accédant de façon privilégiée à de l’argent presque gratuit, les élites financières peuvent s’enrichir de nombreuses manières. D’une part, ils peuvent arracher des actifs produisant des revenus aux dépens des petits emprunteurs qui n’ont pas accès à l’argent pas cher. D’autres part, ils peuvent augmenter la valeur de leur fortune en créant une demande artificielle (comme le rachat d’action) pour ces valeurs mal acquises avec de l’argent emprunté à bon marché. En plus, ils peuvent amasser une vaste fortune en prêtant l’argent pas cher qu’ils obtiennent des banques centrales à toutes les personnes sous le sommet de la pyramide de la fortune/revenus, à 4% (hypothèques), à 7 ou 8% (prêts auto, étudiants et autre) et au dessus de 15% (cartes de crédit). Evidemment, cela canalise une grande partie du revenu national vers ceux qui peuvent emprunter peu cher et prêter à un taux bien plus important.

Au lieu de réguler ou contenir les activités spéculatives perturbatrices du secteur financier, les décideurs des politiques économiques, menés par les banques centrales, ont dans les années récentes activement promus des bulles des prix des actifs, augmentant encore les inégalités .

Les hommes de pailles de l’oligarchie financière à la barre du système des politiques monétaires/économiques semblent croire qu’ils ont découvert une politique d’assurance contre les bulles qui éclatent en en gonflant de nouvelles:

« Les régulateurs de Washington et Wall Street ont manifestement cru qu’ensemble ils pourraient gérer les éclatements. Cela signifie qu’il n’y avait pas besoin de prévenir la création de telles bulles. Au contraire, il est évident que les régulateurs et les opérateurs les ont activement générées, croyant sans doute qu’une des façons de gérer des éclatement était de provoquer d’autres bulles dynamiques dans un autre secteur: Après les dot-com, la bulle immobilière, après cela, une bulle du prix de l’énergie ou des marchés émergent, et ainsi de suite »[2].

Il est évident que cette politique d’assurer les bulles financières rendrait la spéculation financière une formule gagnante-gagnante, une formule qui est justement appelée « risque moral », puisqu’elle encourage la prise de risque au dépens des autres, dans ce cas les 99%,  puisque le coût de renflouement des spéculateurs « too-big-to-fail » est financé par des coupes d’austérité. Sachant que les banques centrales/politiques monétaires vont les renflouer après toute faillite, ils volent d’excès en excès.

Ceci montre comment les intermédiaires de l’oligarchie financière, calés à la barre des banques centrales et de leurs actionnaires (les banques commerciales) servent d’agents pour canaliser subtilement les ressources économiques du public vers l’oligarchie financière, de la même manière que les collecteurs d’impôts et de loyers ainsi que les huissiers des seigneurs féodaux collectaient et transféraient les surplus économiques du paysan/serf vers l’aristocratie foncière.

L’austérité ou la nature anti développement du capital financier parasite

Comme mentionné plus haut, aujourd’hui entre 35 et 40 % de toutes les dépenses des consommateurs est capté par le secteur financier. Non seulement, cela redistribue les ressources en faveur de l’oligarchie financière, mais cela prive aussi l’économie réel des ressources nécessaires à l’investissement productif et au développement économique.

L’expérience montre, qu’à l’inverse du secteur bancaire privé parasite ou extractif, le secteur bancaire public s’est montré plutôt utile aux objectifs de développement des communautés et/ou nations. Les banques d’épargne proches du 19e siècle, Credit Unions et Savings and Loan associations aux Etats-Unis, Jusen compagnies au Japon, Trustee Saving banks au Royaume-Uni, et la Commonwealth Bank of Australia ont toutes rempli correctement les besoins de crédit immobiliers ou autres de leurs communautés.

L’exemple le plus intéressant et instructif est peut-être le cas de la banque du Dakota du Nord, qui est encore possédée par l’etat depuis près d’un siècle, et qui est largement crédité du budget plutôt équilibré de l’etat et de son économie solide au milieu des problèmes budgétaires et de stagnation économique de beaucoup d’autres états. La banque a été fondée par la législature de l’etat en 1919, spécifiquement pour libérer les fermiers et les propriétaires de petites affaires des griffes des banquiers étrangers à l’état et des barons du rail. La mission de la banque est toujours de délivrer des services financiers adaptés qui promeuvent l’agriculture, le commerce et l’industrie dans le Dakota du Nord.

 

Expliquant comment la banque du Dakota du Nord transforme les économies des gens en crédit productif et/ou en l’investissement, Eric Hardmeyer, président de la banque remarque « Ce qui nous différencie vraiment (des banques privées) est que nous redistribuons ces dépôts dans l’état du Dakota sous forme de prêts. Nous réinvestissons dans l’état sous forme d’activités de développement économique. ». Le président de la banque indique que durant les douze dernières années, « Nous avons retourné un tiers de milliard de dollars dans le fond général pour compenser des taxes ou pour aider à financer des besoins du secteur public »

Au contraire du cas du Dakota du Nord, la plupart des autres états, saignés par les paiement des intérêts et autres obligations financières envers le secteur bancaire privé, sont forcés de couper les investissements dans des formations publiques capitales, de rayer des emplois et de liquider les propriétés possédées par l’état ou des services financés par l’état, souvent à prix soldé. Considérez la Californie par exemple. A la fin de 2010, elle devait aux banques privées et autres détenteurs d’obligations 70 milliards de dollars d’intérêts uniquement, 44% de ses obligations totales de 158 milliards de dollars. « Si l’état avait contracté cette dette auprès de ses propres banque » écrit Ellen Brown, « la Californie serait plus riche de 70 milliards de dollars aujourd’hui. Au lieu de couper des services, vendre des biens publics et licencier des employés, elle pourrait ajouter des services et réparer ses infrastructures déclinantes »
References

[1]. Margrit Kennedy, Occupy Money: Creating an Economy Where Everybody Wins, Gabriola Island, BC (Canada): New Society Publishers 2012.

[2] Peter Gowan, “The Crisis in the Heartland,” in M. Konings (ed.) The Great Credit Crash, London and New York, Verso 2010: 52.

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Bernard-Henri Lévy, selon le CFR, l’Occident a aggravé la guerre en Libye puis en Syrie

Article publié sur MaximeChaix Info.

Pour des raisons promotionnelles, Bernard-Henri Lévy est à nouveau omniprésent sur la scène médiatique. Cet homme de réseaux et d’influence, qu’un académicien avait décrit comme le « vrai maître de la diplomatie » française, continue de justifier l’intervention de l’OTAN contre le régime libyen avec des arguments irréalistes. Lire la suite « Bernard-Henri Lévy, selon le CFR, l’Occident a aggravé la guerre en Libye puis en Syrie »

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Pourquoi les Américains soutiennent Trump et Sanders contre les candidats mainstream soutenus par les machines politiques

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Je traduis un texte posté sur le WashingtonBlog le 8 février. Ce sont des résultats de sondage américains plutôt surprenants et pas relayés par nos médias. Tout cela risque de mal finir… Lire la suite « Pourquoi les Américains soutiennent Trump et Sanders contre les candidats mainstream soutenus par les machines politiques »

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